Il est difficile de parler du cinéma au Burundi sans mentionner son nom ou ses initiatives dans le monde du 7e Art. Calme est sûr de lui-même, il n’a qu’un rêve : “voir le cinéma et les cinéastes burundais sur le marché international”. Nous l’avons croisé juste à son arrivée à l’aéroport International de Bujumbura en provenance d’Allemagne, il nous a accordé cet entretien. HotVoz est plus que ne ravit de vous le partager.

Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Je réponds au nom d’Amani Papy, suis le directeur Exécutif et cofondateur du Burundi Film Center.

Papy en Allemagne

Vous venez de participer aux prestigieux Berlinale Film Festivals, pour ceux qui ignorent Berlinale de quoi s’agit-il ?

Berlinale est l’un des plus grands festivals internationaux du cinéma, c’est aussi la première plate-forme qui a divers programmes et ouvertures pour tous les cinéastes du monde entier. Pour bien clarifier, il y a le programme pour chaque groupe comme : Berlinale European Film Market, Berlinale Co production Market, Berlinale World cinéma Fund, et Berlinale Talents Campus. Bref Berlinale donne les opportunités pour tous les artistes, acteurs, réalisateur, producteur, distributeur cinéaste, dans le but de connecter les cinéastes sur le même Network pour échanger les aspirations et les projets d’avenir

Pourriez-vous nous partager brièvement l’expérience que vous avez eue durant votre séjour au Berlinale?

Premièrement, j’ai bénéficié d’une formation en 2009 et 2010 pour améliorer mes compétences techniques avec Berlinale Talent campus. Comme je suis Alumni de Berlinale Talent, j’ai été sélectionnée parmi d’autres pour présenter mon projet du cinéma : « Film as evidence To open the World To Burundi » To the First Africa Hub. Dans cette édition, j’ai bénéficié des connaissances sur le contenu du film qui a plus de marchés au niveau international, après mon exposé, j’ai eu beaucoup de contacts et pour chaque rendez-vous dans le marché du film, chacun doit lutter pour convaincre les producteurs de venir tourner leurs projets dans son pays pour créer de l’emploi aux autres cinéastes locaux.

Vous évoluez dans le monde du cinéma burundais, ou en êtes-vous, vous travaillez sur quels projets actuellement.

Je peux dire que nous sommes déjà à un pas en avant par rapport à certains pays africains qui n’ont jamais bénéficié d’aucun programme de formation “Master Class” pour avoir les premières notions élémentaires du métier du 7e. Art.,(Model Burundi Film Center). Par contre il y a d’autres pays de l’Afrique de l’Est et de l’Ouest qui ont déjà fait plus des progrès dans le développement de l’industrie du cinéma, et là, je dirais que nous avons encore un long chemin à parcourir pour avoir l’accès sur le marché du cinéma mondial. C’est-à-dire, nous avons encore beaucoup de défis à relaver sur les contenus à présenter sur le marché, la qualité des images et du son… Suis persuadé que nous sommes sur le bon chemin avec le Coprodac pour avancer jusqu’à la création de l’industrie du cinéma qui fonctionne.

Le cinéma burundais et de la sous-région en général est presque inexistant sur le marché international, qu’est-ce qui devrait être fait pour améliorer la présence ?

La première chose c’est la connaissance, c’est-à-dire nous avons besoin des gens qui ont une bonne capacité pour écrire des bonnes histoires passionnantes, deuxième chose nous avons besoin des cinéastes compètent qui peuvent répondre à la demande du marché international, parce que vendre un film ou un projet du cinéma, c’est tout un dossier qu’il faut présenter, la troisième chose c’est le contenu de nos productions que chacun doit essayer de créer sur base des sujets d’actualité, le contenu typiquement africain qui est plus recherché par les bailleurs du film. Nous venons d’avoir le tremplin the Berlinale First Africa Hub est un nouveau programme qui vient juste d’être lancé pour connecter les industries africaines du cinéma sur le réseau du marché international en partenariat avec The european film Market.

Pour plusieurs années, vous avez financé, le centre de formation Burundi Film Center, comment évolue-t-il, a quand la nouvelle session des formations ?

Le Burundi Film centre est toujours ouvert pour tout le monde, suis convaincu que le BFC est en train d’évoluer, en regardant  ses fruits, depuis 2007 jusqu’à aujourd’hui. Comme c’est un petit centre qui est soutenu par les Co-fondateurs, nous nous sommes convenu avec Christopher Redmond de voir plus grand et prendre le risque de rendre le centre accessible à tous les formateurs venant des quatre coins du monde et plus tard Burundi Film Center sera un Centre ponctuel, avec la même mission d’éduquer les jeunes, inspirer la communauté et par la suite créer un cadre de divertissement. La prochaine session peut avoir lieu probablement au mois d’août quand nous allons célébrer le 10e anniversaire du Burundi Film Center et plusieurs activités seront au rendez-vous.

Quels conseils avez-vous pour les gens qui évoluent dans le domaine cinématographique au Burundi ?

Je peux dire, il faut toujours avoir du courage et de la passion dans le monde du cinéma, aussi, il ne faut pas vous perdre en cherchant plusieurs métiers à la fois « Always Stay true To yourself » beaucoup de jeunes aiment se compliquer la vie, et la vie elle-même est déjà compliquée, chaque métier dans le cinéma, c’est une vocation (un don) je vois, plusieurs personnes cherchent à devenir comme moi et, pourtant, ils n’ont pas encore fait mon parcours. Je sais qu’il y a moyen de changer les choses et faire avancer la jeunesse en regardant d’où je viens, je peux dire pour mieux avancer dans n’importe quel domaine, il faut avoir la connaissance, par la suite, c’est ton attitude et tes actions qui changeront le Burundi et le monde entier.

 

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