Vous l’avez vu sur pendant les derniers mois lorsqu’il représentait le Burundi au FESPACO, vous l’avez suivi et vous aimez son rôle son travail dans le cinéma sans doute, les cinéastes burundais s’accordent qu’il a un avenir prometteur s’il reste sur la même piste ? HotVoz l’a rencontré vous pouvez maintenant le découvrir ainsi que ses projets.

Pourriez-vous vous présenter et nous dire un peu de mots vos débuts dans le cinéma

Je réponds au nom de Jean Richard NIYONGABO connu sous le sobriquet de TUGURU. Je suis acteur/réalisateur de films fiction et documentaire.J’ai commencé en 2001 avec le théâtre quand j’étais à l’école primaire. C’est en 2009 que j’entre au cinéma en jouant dans le film belge « NAWEWE », et de là, j’ai eu des opportunités de jouer dans beaucoup de films locaux qu’internationaux. L’expérience de participer dans différentes productions en tant qu’acteur a éveillé en moi la curiosité de comment se font les choses. Par la suite, j’ai eu la chance de participer dans des formations sur l’écriture et la réalisation (au pays et à l’étranger) ; et aujourd’hui, je suis à ma 5è réalisation.

Vous avez récemment participé au plus grand festival de film Africain « Fespaco » comment était ton séjour, qu’est-ce que vous avez appris de nouveau?

Mon séjour était plus que bon. La motivation était au maximum. Franchement c’est un événement hors du commun. C’est le carrefour des grands professionnels du métier. Pour moi, ça a été une occasion de côtoyer des gens que je respecte beaucoup et qui, d’ailleurs, m’inspirent énormément.Ce que j’ai appris, c’est de toujours de faire de bons films et de se faire confiance. Même si mon film n’a pas gagné un trophée, j’ai gagné beaucoup de contacts (avec acteurs, réalisateurs, producteurs, chaines de télé, maisons de distribution,…) qui vont m’aider à renforcer mes capacités et comment orienter mes prochains projets. Si on fait de bonnes choses, le monde peut être petit.

Pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de voir « les gros cailloux » ça parle de quoi, quel message dans ce film ?

Quand je fais un film, donner un message n’est pas dans mes préoccupations. Seulement je raconte mon histoire, si quelqu’un se voit touché, peut tirer sa leçon. Dans LES GROS CAILLOUX, je parle l’histoire de David, un garçon de 15ans qui a un talent de dessinateur passionné ; mais son père veut qu’il aille à tout prix à l’école. Ceci crée une tension entre le père et la mère qui ne s’entendent pas sur cette question. Petit à petit, le talent de David s’impose en devenant prometteur pour toute la famille…

On vous a vus participer au festival de Luxor en Égypte quelle différence entre Luxor et Festicab ?

Oui, j’étais à Luxor pour le tournage de mon film SMILE qui avait été sélectionné parmi d’autres projets africains, dans une formation dispensée par la légende Hailé GERIMA. Luxor est aussi un bon festival du cinéma africain. Ce qui le différencie du Festicab c’est la langue, car le Festicab c’est beaucoup plus le français mais Luxor c’est l’arabe et l’anglais. Ils ont en commun les différentes activités en coulisses pendant le déroulement du festival. Mais Luxor invite beaucoup de festivaliers provenant des autres pays car tout film sélectionné donne accès à l’invitation de son réalisateur.

 D’après toi qu’est-ce qui doit être faite pour professionnaliser le cinéma burundais ?

Faire un bon film c’est tout. Organiser beaucoup de formations pour des jeunes qui veulent se lancer dans le domaine. Leur donner le terrain pour s’exprimer. Travailler en synergie pour ceux qui sont déjà dans le métier. Construire des salles pour les projections remplissant les normes. Ici, c’est important. Trouver une place pour des débats sur l’évolution du cinéma en général, et du cinéma burundais en particulier. (une fois par semaine suffit).

Si on veut voir ou se procurer de ton film comment on procède ?

Jusque là mon film LES GROS CAILLOUX n’est pas en ligne. Je discute encore avec mes producteurs Dedith Kerebuka et Willy Habimana. Si tu veux bien le voir, tu peux aller à KMM STUDIO la maison qui a produit le film ou bien au FESTICAB. Mon seul film qui est en ligne, cliquez « APRES LA PLUIE burundian movie » réalisé en 2015.

Y a-t-il des nouveaux projets, c’est quoi tes ambitions après ton séjour dans les grands rendez-vous du cinéma africain ?

Pour le moment, je viens d’achever la post production du film SMILE. Et j’ai aussi deux scenarios qui sont prêts à tourner mais que je dois me concentrer pour entrer dans la production. Mes ambitions c’est de toujours travailler en cause et en conséquence pour faire mieux. Il faut qu’un jour, mon film aille aux Oscars.

Quels conseils pour quelqu’un qui aimeraient se lancer dans le cinéma comme tu l’as fait ?

Il est le bienvenu. Le cinéma s’apprend. Qu’il n’hésite pas de participer dans une formation quand il y a des opportunités. Et surtout produire beaucoup. Quand on a pas d’écoles de cinéma, on corrige les erreurs dans des prochaines productions.

 Un message particulier aux lecteurs de HotVoz ?

Je les aime beaucoup. Moi aussi je lis HotVoz. Restez attachés. Lire est toujours bon. Je vous remercie.

 

Written by HotVoz

HotVoz est votre pour mener des discussions bouillantes autour de l'actualité. Suivez nous sur Twitter @Hotvoz

View all author posts →

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *