Ce mardi 30 janvier, le procureur général de la république du Burundi, Sylvestre Nyandwi, des représentants de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) et des cadres de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO)et plus tard la ministre Aimée Laurentine Kanyana étaient à la frontière Burundi-RDC en zone Gatumba pour l’extradition de 184 Burundais arrêtés au Congo, principalement dans les territoires de Fizi et Uvira. Sur le net les commentaires et les critiques fusent de partout, ils sont des rebelles ou des réfugiés . Giteganews vous aide à y voir clair

Tout commence avec la crise de 2015

En avril 2015 la société civile et les partis d’opposition appellent aux manifestations, sans tarder les manifestants et forces de l’ordre se sont affrontés dimanche à Bujumbura, au lendemain de l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza. On se rappellera toujours de l’éclatement des affrontements des dimanches matin, dans plusieurs quartiers comme à Cibitoke, au nord de la capitale, des jeunes jetant des pierres d’un côté, les policiers répondant par des gaz lacrymogènes. Des manifestants trouveront la mort, les policiers également puis suivra la traque des insurgés et tous les manifestants qui ont versés dans la violence. Durant tout l’an 2015, des jeunes gens fuient le pays, des familles changent d’adresse, Bujumbura n’était plus sure, cap vers le Rwanda.

Ils ont été d’abord des réfugiés ou presque;

Les analystes pro- pouvoir s’accordent à dire que tout faisait partie d’un plan concocté par le Rwanda pour déstabiliser le Burundi. Créer une masse de réfugié qui sera accueilli sur le sol Rwandais, en recruter les rebelles qui renverseront le pouvoir le de Bujumbura et cela en Plan B après l’échec du coup d’État du 13 mai. Tandis que les analystes pro- opposition dites « Sindumuja » trouvent cette lecture des faits scandaleuse au départ, plusieurs faits au fil du temps ont donné raison à la version du gouvernement burundais. On se rappellera de la demande d’une enquête formulé par Bujumbura pour connaitre la réalité sur les éléments venant du Rwanda pour déstabiliser le Burundi. Le Rwanda refusera cette enquête. On se souviendra du reportage d’Aljaazira dans le camp de Mahama, toujours disponible (en Anglais) sur ce lien. À Maha ma, les jeunes étaient pris au piège et s’inquiétaient de plus en plus.

Ils on été formés pour attaquer le Burundi

Un panel des experts des Nations unies dans leur rapport adressé au Conseil de sécurité et sorti en février 2015, mentionne avoir parlé avec plus de 18 combattants qui étaient en RDC, ils affirmaient avoir été recruté dans le camp de Mahama. Plus tard on apprendra encore dans le dailyMail que plus d’une centaine avait été recruté. À cette époque Michael Boyce de Refugee International avait dénoncé une grave violation de droit international, mais aussi une grande menace pour la stabilité de la paix au Burundi. Et ce n’est qu’après vers décembre 2015 que les Us Département of the Treasury prendront les sanctions contre Alexis Sinduhije comme leader Militaire, chargé de recruter et de former des groupes armés dans l’Est du Congo. Plusieurs tentatives ont été déjouer par l’armée, tout au long de l’An 2015-2016, des groupuscules ont été dementelé

Ils sont des Burundais

La nouvelle a été relayée sur les raiseaux sociaux Burundais, l’extradition de ces « réfugiés » burundais capturé en RDC, soulève un certain nombre de questions. Pour l’opposition qui y voit des réfugiés qui sont livrés à un gouvernement qu’ils avaient fui, s’inquiète sur l’avenir des extradés. Pour les autres la question qui demeurent est de savoir ce que la loi burundaise stipule pour ces cas ? HotVoz vous promet de se suivre de après ce dossier.

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