Wallpapersdsc.net

À la surprise du monde entier, Donald J. Trump a été élu 45ème Président des États-Unis d’Amérique, après la prestation de serment de ce 20 janvier, des nombreux chroniqueurs africains se sont demandé ce que représente l’élection de Trump pour l’évolution Politico-économique de l’Afrique. La rédaction de HotVoz revient ici sur les grandes questions que les Burundais se posent en fonction de leurs orientations politiques et stratégiques.

  1. Que pense le Président Trump du Burundi et de son homologue Nkurunziza ?

Ayant été le premier président africain qui a félicité Trump juste après son élection, le Président Nkuruziza s’est retrouvé au milieu des commentaires qui ont été fait sur l’élection de Trump par les médias qui s’interrogent sur l’avenir de l’Afrique après l’élection de Trump.

 

Bien que durant toute la campagne l’Afrique et le Burundi en particulier n’ont pas pu figurer sur le menu des discussions qui préoccupaient les candidats à l’élection américaine, on notera au passage l’intervention de la plateforme politique du Parti républicain, dont Donald Trump a été élu comme candidat repris dans jeunes Afrique, plaidant pour le renforcement des liens avec les « alliés africains » un programme qui appelle également au renforcement de la coopération économique et militaire avec les pays « sous l’assaut du terrorisme », citant Boko Haram ou les shebab.

 

Le Burundi étant l’un des pays africains les plus engagés dans la lutte antiterroriste, les Burundais se demandent si le nouveau Président américain renforcera son appui aux forces Burundaises. Quant à la crise burundaise, on notera de la part de Trump la dénonciation de la politique interventionniste américaine. Peut-on ainsi croire en la fin des leçons de morale aux pays africains comme le Burundi qui a caractérisé l’administration Obama? Le Burundi durant la crise, n’a pas cessé de dénoncer l’ingérence étrangère, prônant le respect de la souveraineté comme l’une des solutions. Trump lors de son discours d’inauguration donne la précision : « Nous rechercherons l’amitié et la bonne volonté des autres nations du monde mais nous le ferons avec l’idée que c’est le droit de tout pays de mettre ses propres intérêts en avant. Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie mais plutôt à le rendre éclatant comme un exemple à suivre. » Les Burundais peuvent peut-être espérer une nouvelle base de collaboration avec les USA.

  1. L’opposition va-t-elle revoir son positionnement diplomatique auprès des Etats-Unis?

Ceux qui ont suivi de près la crise burundaise, savent combien l’opposition radicale a bénéficié du soutien de l’administration Obama dans les démarches et tentatives de changements de Régime à Bujumbura, les Burundais qui suivent l’actualité n’oublieront pas l’acharnement de Samantha Power ou Tom Periello sur les pros-Gouvernements.

 

Tandis qu’ils espéraient une Clinton élue comme président, il y a lieu de se demander s’ils vont garde le même positionnement? Ici l’essayiste camerounais Yann Gwet publié dans le Monde donne déjà une piste aux organisations qui comptaient beaucoup sur l’administration Obama et la continuité avec Clinton : « il faudra expliquer à l’administration Trump que l’intérêt des États-Unis est dans la stabilité de l’Afrique francophone, et que la stabilité de cette zone requiert, non pas de « refaçonner » ces pays à l’image des États-Unis, pas davantage de collaborer aveuglément avec des régimes illégitimes, mais bien d’être sensible aux aspirations des peuples à plus de justice, à une meilleure gouvernance, et à une démocratie souveraine. »

 

Cet essayiste souligne encore que l’enjeu de l’élection de M. Trump est donc moins sa vision de l’Afrique que l’attitude vis-à-vis des États-Unis. Et il pose une question que sans doute des nombreux opposants burundais se posent actuellement : « allons-nous laisser le champ libre à nos autocrates ou allons-nous prendre sur nous d’influencer l’implémentation de la nouvelle politique américaine ? »

Une chose est certaine, les réponses aux questions que se posent les Burundais, et les Africains en général trouveront les réponses prochainement. Le Burundi comme d’autres pays africains en saura plus sur l’orientation diplomatique d’ici peu, mais il faudra garder toujours à l’esprit la déclaration choc de Trump dans son discours : « Nous nous sommes retrouvés aujourd’hui et nous décrétons, pour être entendus dans chaque ville, chaque capitale étrangère et dans chaque lieu de pouvoir, qu’à compter d’aujourd’hui une nouvelle vision prévaudra dans notre pays: ce sera l’Amérique d’abord et seulement l’Amérique. L’Amérique d’abord. »

Written by HotVoz

HotVoz est votre pour mener des discussions bouillantes autour de l'actualité. Suivez nous sur Twitter @Hotvoz

View all author posts →

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *