Les sénateurs burundais, réunis ce mardi 31 octobre 2017 en séance plénière, ont analysé et adopté à l’unanimité le projet de loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord de Paris sur le climat (COP 21), a-t-on constaté sur place.

Le ministre de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, M. Célestin Ndayizeye (photo), qui était au Sénat pour l’exposition des motifs dudit projet de loi a, à cette occasion, fait remarquer que le COP est une conférence internationale sur le climat qui réunit, chaque année, les pays signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC). Il a, en outre, indiqué que l’accord de Paris qui a été adopté marque un tournant dans la lutte contre le réchauffement climatique puisqu’il engage tous les pays du monde à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à maintenir le réchauffement sous la barre des 20C d’ici 2100. M. Ndayizeye a fait également remarquer que même si le Burundi semble se trouver à l’ère préindustrielle comme d’autres pays en voie de développement, il émet quand même des gaz à effet de serre dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et de la foresterie.

source AFP

L’accord de Paris est le premier accord universel sur le climat. Il fait suite aux négociations qui se sont tenues lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Selon Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et président de la COP 21, qui a présenté le projet d’accord final en séance plénière, « l’accord se veut différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant ». Il a été approuvé le 12 décembre 2015 par l’ensemble des 195 délégations et est entré en vigueur le 4 novembre 2016.

L’accord prévoit de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C » (article 2), ce qui est plus ambitieux que le projet d’accord initial ; ce dernier objectif a été ajouté sous la pression de l’Alliance of Small Island States (AOSIS) (« Alliance des petits états insulaires ») qui regroupe les 44 pays les plus exposés aux effets du changement climatique et qui émettent le moins de gaz à effet de serre, 0,00001 % des émissions globales. Le texte même de la décision note cependant « avec préoccupation que les niveaux des émissions globales de gaz à effet de serre en 2025 et 2030 estimés sur la base des contributions prévues déterminées au niveau national ne sont pas compatibles avec des scénarios au moindre coût prévoyant une hausse de la température de °C, mais se traduisent par un niveau prévisible d’émissions de 55 gigatonnes en 2030, et que des efforts de réduction des émissions beaucoup plus importants seront nécessaires, ramenant les émissions à 40 gigatonnes »

 

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