Du 16 au 18 février les protagonistes de la crise burundaises se retrouveront encore une fois à Arusha pour discuter de l’issue de la crise burundaise. À voir le profil des participants, tous les concernés seront au rendez-vous. Le gouvernement du Burundi, la plateforme qui regroupent les parties d’opposition CNARED, la société civile du pays est celle en exil, bref on aura un duel entre les putschistes et les profanateurs de l’accord d’Arusha. Car jusqu ici, le CNARED et le gouvernement du Burundi se regardent en chien de faïence. Après une série de consultations menées par le médiateur Mkapa qui a tourné au fiasco; cette prochaine va-t-elle inaugurer un nouveau départ vers la sortie de la crise burundaise? Cette crise qui depuis deux ans a fait des centaines de morts et plusieurs réfugiés; verra-t- elle en cette énième session d’Arusha une imminente fin? Une chose est sûre; personne ne peut prédire que le dénouement de cette crise va se sceller dans cette session mais on peut espérer que c’est dans les négociations que la solution viendra.

Que pèse réellement le CNARED ?

Le CNARED est la plateforme qui regroupe la majorité des partis politiques qui ont déclenché les manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza .À sa création ; elle présentait une coalition ayant un front commun c’est-à-dire la lutte pour le respect des accords d’Arusha. Elle avait et a d’ailleurs jusqu’ici l’oreille de la communauté internationale. Cependant, l’une de ses faiblesses était le risque de maintenir la cohésion de cette coalition .En effet, elle regroupait plusieurs idéologies et intérêts divergents .Surmonter les antagonismes et les ego de chacun des membres de la plateforme était un handicap qui n’a pas tardé à se manifester. Durant les jours qui se sont suivis, on a remarqué qu’il existait des mécontents à l’intérieur de la plateforme et certaines consignes du directoire étaient parfois ignorées par certains membres. Malgré les turbulences dues à l’ego de certains membres, le Cnared incarne la vraie opposition au régime de Bujumbura .Ce dernier clamant haut et fort qu’il ne pourra jamais s’asseoir sur une même table ronde avec les putschistes.

  Et qu’en est-on du Gouvernement ?

Jusqu’à maintenant, le pouvoir en place peut se féliciter d’avoir tenu tête à tous les tempêtes qui ont voulu le secouer. Il a résisté aux manifestations monstres anti-troisième mandat, il a échappé en une tentative de putsch, il a organisé des élections au forceps, il a su venir à bout des attaques des insurgés qui le fragiliser, somme toutes il peut se targuer d’être le gagnant du moment. Mais se résumer à ses victoires pour dire que la crise est maitrise serait méconnu la réalité. Malgré toutes ses victoires supposées, les sanctions de la communauté internationale ont mis l’économie en lambeaux .C’est l’une des victoires de l’opposition, qui a su avoir l’oreille de la communauté internationale .Et si le pouvoir a accepté d’aller à la session d’Arusha, selon certains analystes, c’est pour que le gel des sanctions des bailleurs puisse être levé. La malaise qui frappe notre économie, a dompté l’intransigeance des autorités du gouvernement.

 Quels sont les scenario possible avec l’évolution d’Arusha II ?

Qui détient la clé de la solution dans la crise Burundaise ? Il serait sans doute difficile de répondre à cette question d’autant plus que de par les positionnements des uns et des autres on peut sentir la pression mais aussi la détermination de défendre son point de vue. Loin de vouloir se focaliser sur ce que peuvent gagner les uns ou les autres il y a moyen de se poser des questions sur le processus et les résultats que toutes les parties prenantes attendent d’Arusha II. À lire l’intervention du ministre Alain aime Nyamitwe, le gouvernement a relevé notamment la présence des personnes poursuivies par la justice, la dénomination de certaines formations politiques en violation de la loi sur les partis politiques, la consécration des ailes dissidentes des partis politiques par la facilitation, et l’inclusion d’une personnalité onusienne déjà récusée par Bujumbura. Deux questions méritent d’être posé: (1) comment le facilitateur va convaincre les deux parties à trouver un terrain d’attente ? (2)Quels sont les vrais enjeux dans la crise burundaise ? Partagez vos points de vue dans les commentaires.

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