L’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana a présenté mardi à l’Assemblée nationale le bilan annuel des réalisations de son Institution. 

1. Les activités de médiation

Concernant les activités de médiation, M. Nduwimana a révélé que son institution a conduit des médiations en rapport avec des conflits fonciers à Bururi, Kizina et Maramvya en province de Bubanza (nord-ouest).  Le médiateur inter-Burundais a également organisé une médiation entre 26 employés chassés de l’Hôpital Prince Régent Charles et les autorités dudit hôpital.

Au terme de la médiation, le bureau de l’ombudsman a remarqué que ces employés ont vu leurs contrats résiliés en violation des règles administratives. Il a ainsi recommandé aux responsables de l’Hôpital de réhabiliter ces employés dans leurs droits administratifs et pécuniaires. Il a toutefois reconnu que la recommandation formulée par l’ombudsman n’est pas encore mise en application.

2. L’affaire de l’assassinat du Dr. Kassy Manlan

L’ombudsman burundais a aussi fait remarquer que, des fois, ils reçoivent des plaintes dont ils n’ont pas la compétence d’analyser. Il a cité entre autres, un cas d’un agent d’une société de gardiennage innocenté par la Justice dans l’affaire d’assassinat du Dr. Kassy Manlan, représentant de l’OMS au Burundi. Sa plainte a été déclarée irrecevable car elle concerne une affaire entre un individu et une société privée.

3. Contrôle du fonctionnement des services administratifs de l’Etat

Dans le cadre de sa mission de contrôleur du fonctionnement des services administratifs de l’Etat, l’ombudsman a laissé entendre aux députés que des décentes sur terrains ont été organisées au Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge (Roi Khaled), à la prison de Rumonge et dans le Centre de rééducation des enfants en conflits avec la loi.

Le médiateur inter-Burundais a signalé qu’un nouveau département de suivi des fautes de gouvernance a été créé.   M. Nduwimana a par ailleurs indiqué aux représentants du peuple que le chef de l’Etat lui a confié des missions spéciales dont son implication dans le dialogue inter-Burundais d’Arusha. Une mission qui, selon lui, a produit des retombées positives sur le processus.

« Le facilitateur a été éclairé sur la nature du conflit suite aux avis et considérations que nous lui avons données lors de sa visite au Burundi ou à Arusha, en Tanzanie. », a signifié M. Nduwimana.

C’est ainsi que, a-t-il poursuivi, la facilitation a compris que les différents partis politiques et organisations de la société civile ont droit de prendre part au processus et que le rapatriement du dialogue est indispensable dans la mesure où, au final, ses conclusions seront appliquées au Burundi.

4. Compte rendu des missions à l’étranger

Le médiateur a en outre indiqué qu’il a effectué des missions à l’étranger comme au Maroc et en Tunisie. C’était dans le cadre de l’organisation des médiateurs africains (AOMA). A ces occasions, il a pu rencontrer le président de l’Assemblée nationale du Maroc et le président du Parlement de Wallonie-Bruxelles.

Pour lui ces occasions sont très bénéfiques car elles permettent un renforcement de capacités et de partage d’expériences entre les médiateurs. Aussi, ces rencontres ont été un bon moment pour démentir les fausses informations sur le Burundi et des relations de partenariats ont été nouées.

Le médiateur a indiqué qu’il a saisi ces opportunités pour plaider pour que les missions de médiations souvent confiées aux anciens chefs d’Etat et de gouvernement soient confiées aux ombudsmans.  Les députés ont posé des questions d’éclaircissement.

Ils ont notamment demandé au médiateur ce qu’ils peuvent donner comme contribution aux missions de l’ombudsman. A ce sujet, M. Nduwimana les a appelés à s’assurer que les recommandations formulées par l’ombudsman sont mises en application par les autorités publiques car certains d’entre eux gèrent des services publics comme leur propriétés privées.

Les députés sont aussi appelés à plaider pour que la loi portant action récursoire soit appliquée pour amener certaines autorités publiques à la raison. L’ombudsman a demandé aux représentants du peuple de plaider pour l’augmentation du budget de cette institution pour répondre aux besoins de sa décentralisation dans les différentes régions du pays.

 

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